CENTRE RÉGIONAL de la PROPRIÉTÉ FORESTIÈRE de BRETAGNE

La forêt bretonne

Le bois, un matériau noble et naturel

Le bois est intemporel

Ses emplois ne cessent d’évoluer pour se prêter aux évolutions technologiques répondant aux besoins contemporains. Il demeure plus que jamais un matériau omniprésent et essentiel à notre bien-être.

D’hier et d’aujourd’hui, le bois marque nos vies

Le bois est écologique : 

Le bois est une ressource renouvelable

A la différence des matières plastiques dérivées du pétrole ou des métaux issus des gisements de minerai, le bois est une ressource indéfiniment renouvelable lorsqu'il est le fruit d’une récolte raisonnée répondant aux critères de la gestion durable.

Le consommateur est invité à privilégier des achats qui répondent à ce type de gestion. En Europe, la marque PEFC certifie déjà nombre de produits à base de bois (parquets, lambris, bardages, planches, meubles, panneaux de particules, contreplaqués, papier…) issus des forêts conduites selon ces principes respectueux du milieu naturel. 60 entreprises bretonnes sont certifiées PEFC, pour un ensemble de 1710 au niveau national, en novembre 2009.

La forêt bretonne est engagée dans la voie de la certification : en achetant des produits locaux et certifiés, vous participez vous aussi à une démarche écocitoyenne.

La ressource en bois des forêts bretonnes

La forêt bretonne, bien que n’occupant que 12% de l’espace, offre un gisement de bois loin d’être négligeable. Sa grande diversité d’essences, de peuplements et d’interventions sylvicoles contribue à fournir les entreprises utilisatrices de bois.

En matière de feuillus, les trois essences traditionnelles que sont les chênes, le châtaignier et le hêtre alimentent un réseau de scieries fournissant des débits destinés le plus souvent au secteur artisanal de la menuiserie, de l’ébénisterie et du bâtiment ou aux petites unités de fabrication de mobilier. Mais une part très importante d’autoconsommation en bois de chauffage trouve à se satisfaire à partir des taillis feuillus encore bien présents en Bretagne.

Les peupliers, dont une part est importée d'autres régions pour couvrir les besoins bretons, sont traités par les usines de déroulage pour la production des cageots destinés aux primeuristes et aux conchyliculteurs.

 

Les résineux ont de multiples usages (palettes, caisserie, charpente, menuiserie, coffrage…) et rejoignent des unités de transformation de plus en plus industrialisées. Outre le gisement des pins, l’entrée en production des plantations des conifères exotiques réalisées dans la seconde moitié du 20ème siècle fournit aujourd’hui une importante part des besoins de ce secteur : c’est le cas de l’épicéa de Sitka et du douglas désormais à la base d’une filière dynamique et structurée.

 

Une étude de la ressource forestière et des disponibilités en bois en Bretagne pour la période 2003-2017 a été réalisée, sur la demande du CRPF, par l’Inventaire Forestier National : le tome 1 offre une synthèse générale et le tome 2 livre une analyse détaillée de cette disponibilité par essences ou par groupes d’essences, en fonction de différents scénarios de gestion.

Le bois dans la filière bretonne

Le bois d’œuvre

C’est le fruit d’une sylviculture patiente nécessitant de longs cycles de production : 20 ans pour le peuplier, 40 ans pour le châtaignier, 50 à 80 ans pour les conifères, 80 à 100 ans pour le hêtre et 120 à 150 ans pour le chêne.

Le bois d’œuvre focalise tous les efforts du forestier qui veille à assurer le grossissement régulier des tiges qu’il sélectionne (dépressages, éclaircies) et à optimiser la qualité des grumes (tailles de formation, élagages).

Le bois d’œuvre a de multiples usages en construction (poutres, poteaux, charpentes) et en ameublement (meubles, huisseries, parquets, lambris…). C'est sa production qui procure le meilleur revenu au sylviculteur qui trouvera, dans les colonnes du bulletin de liaison semestriel, les cours des dernières ventes de bois de la région. Par ailleurs, le numéro 64 spécial "commercialisation des bois", donne des conseils utiles pour réussir la vente d'un lot.

 

Opter pour des essences de pays, c'est faire un geste pour la planète (préservation des forêts primaires, tropicales ou boréales, et limitation des flux de transport sur de longues distances) tout en favorisant l'économie locale.

Le bois d’industrie

Il provient soit :

Ces coupes fournissent soit des bois façonnés en billons, soit des bois ronds utilisés tels quels ou peu transformés (piquets, échalas, tuteurs…).

Les billons produisent des petits sciages employés dans les usines de palettes ou de caisserie ou sont broyés pour fabriquer de la pâte à papier et des panneaux de fibres ou de particules.

Le bois énergie Foyer fermé

C’est une source utilisée principalement pour le chauffage domestique mais qui émerge dans le secteur collectif et dans le domaine industriel. Le bois étant une ressource renouvelable, son emploi énergétique présente l'avantage d'économiser les autres sources et notamment les combustibles fossiles dont les gisements ne sont pas inépuisables. En outre, par rapport à ces derniers qui émettent dans l'atmosphère des gaz à effet de serre en alourdissant le bilan carbone, l'emploi du bois de feu est neutre pour l'environnement de ce point de vue.

En Bretagne, région de forte utilisation de bois de feu sous la forme traditionnelle de bûches servant à alimenter les cheminées, les inserts, poêles ou fourneaux, on évalue la consommation annuelle à près de 1,2 millions de mètres cube. Les trois quarts proviennent du gisement forestier, le reste étant issu du bocage.

Si beaucoup de particuliers achètent leur bois de feu prêt à l'emploi auprès de professionnels souvent spécialisés sur ce créneau, nombreux sont ceux qui continuent à le façonner eux-mêmes sur des coupes qu'ils acquièrent pour leur usage personnel. Afin de lever la présomption de salariat pesant sur ces "bûcherons occasionnels", un modèle de contrat de vente adapté à ce type de cession est proposé aux propriétaires forestiers qui font appel à cette clientèle. De manière à lutter efficacement contre le travail clandestin et la revente illicite qui sévissent dans le secteur du bois de feu, il est recommandé d'attribuer des lots individuels de volume limité n'excédant pas les besoins usuels d'un foyer.

Les réseaux de chaleur collectifs et les innovations en matière d’équipement individuel utilisent, quant à eux, du bois déchiqueté sous forme de plaquettes ou bien reconstitué en granulés (pellets). Cette forme nouvelle d'énergie est appelée à monter en puissance car le gisement potentiel, essentiellement en provenance de la forêt, est en mesure de répondre aux projets industriels qui s'y intéressent désormais de près.

 

En résumé

La récolte de bois d'oeuvre et de bois d'industrie commercialisée en Bretagne se situe annuellement autour de 600 000 m3. Celle du bois de chauffage, qui échappe grandement aux statistiques parce qu'elle s'opère en circuit direct, est estimée à environ 1,2 millions de m3 par an, chiffre comportant non seulement les prélèvements en forêt mais aussi ceux issus du bocage.

Acheteurs de coupe de bois et premier maillon de la filière forêt bois, la centaine d'exploitants forestiers travaillant dans la région contribue à approvisionner quelque 70 scieries bretonnes. Ces dernières produisent annuellement de l’ordre de 250 000 m3 de sciages qui servent à alimenter les 3 000 entreprises de 2ème transformation qui emploient ce matériau à des fins diverses et mutiples, dont principalement la construction, l'emballage et l'ameublement.

On estime que cette filière induit près de 20 000 emplois dans la région.

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