La forêt privée en région Centre


SOMMAIRE

1. Principaux massifs

2. Une forêt étendue

3. en extension

4. privée à 86 %

5. source d’emplois

6. feuillue

7. aux peuplements variés

8. orientée vers la gestion durable

9. productrice de bois de qualité

10. certifiée pour sa gestion durable

11. riche en biodiversité

12. qui lutte contre l’effet de serre

13. Combattre les idées fausses

14. Contacts




1. Principaux massifs




2. Une forêt étendue

La forêt privée en région Centre couvre :

  • 770 000 ha (sur une totalité de 886 000 ha boisés)
  • 20 % de la surface régionale.
  • La région Centre est la 6e région la plus boisée de France mais la 5e pour sa forêt privée.

Source : inventaire forestier national




3. Une forêt en extension

La forêt privée gagne 2.500 ha/an depuis 30 ans, essentiellement sur les terres agricoles délaissées.


Source : Agreste - statistique agricole annuelle : utilisation du sol


La forêt française n’a jamais été aussi étendue depuis 1000 ans : il faut remonter au début du moyen âge pour trouver une telle surface boisée.




4. Une forêt privée à 86 %

Source : inventaire forestier national

56 000 propriétaires détiennent plus d’1 ha.

La surface moyenne d’une forêt privée est de 14,4 ha (8,8 ha pour la France). La région Centre possède de gros domaines mais aussi de très petites propriétés, notamment dans les vallées (moins de 1 ha).

Source : Enquête SCEES - Structure de la propriété forestière privée, 1999

  • 17 % de la surface boisée sont constitués de propriétés de 1 à 10 ha.
  • 74 % des propriétaires possèdent des forêts couvrant 1 à 10 ha.
  • 3 % des propriétaires détiennent 44 % de la surface privée (forêts de plus de 100 ha).
  • 80 % des propriétaires sont retraités.
  • 70 % ont reçu leur forêt en héritage.



5. Une forêt source d’emplois

La forêt de la région procure 25.000 emplois (2,5 % de la population active régionale), dont 1000 emplois directs (Estimation Arbocentre 1997). Elle est le point de départ d’une vaste filière aux produits diversifiés : ameublement, bâtiments, papier, énergie…


De nombreux métiers interviennent tout au long de son développement :

La forêt naît ; si les arbres ont été plantés ou semés, les graines ou plants ont été produits par des pépiniéristes (3e région productrice).

Elle grandit et nécessite des soins ; les entrepreneurs de travaux forestiers nettoient et dégagent les jeunes tiges.

Elle se développe et devient touffue ; les arbres se gênent, ils ne peuvent plus développer leurs branches, il est temps d’éclaircir : les bûcherons coupent les arbres les moins beaux pour laisser davantage d’espace aux plus prometteurs.

Ces éclaircies se répètent régulièrement pour éviter aux tiges de souffrir, jusqu’à leur complète maturité. L’arbre laisse alors place à d’autres jeunes et commence une nouvelle vie, celle du bois (hors forêt).

Pour mener à bien ces différentes étapes, la forêt emploie aussi des gestionnaires, des gardes, des conseillers, des chercheurs

Voir >> les métiers en vidéo


Différents organismes accompagnent également les propriétaires dans leur gestion :

Le CRPF oriente la gestion des forêts privées ; il agrée les documents de gestion durable qui guident les travaux forestiers et coupes de bois et forme les propriétaires.

Les syndicats des forestiers privés défendent les intérêts de la forêt privée : assurance, réglementation, fiscalité, économie…

Les organismes de développement regroupent les propriétaires qui souhaitent partager leur expérience et en découvrir de nouvelles. Ce sont les CETEF, GEDEF, GDF, GVF.

Les coopératives et experts forestiers gèrent les forêts que leur confient certains propriétaires, organisent les travaux et les ventes de bois.




6. Une forêt feuillue

Les forêts de la région Centre occupent généralement des sols pauvres avec faible pluviosité, sauf sur ses pourtours. Ces conditions naturelles diffi ciles limitent les espèces aux plus frugales.

Source : inventaire forestier national

Les 3/4 de la forêt privée sont feuillus.

Les chênes couvrent 61 % de la surface boisée. On distingue deux espèces très ressemblantes :

Le chêne pédonculé tient son nom de la tige qui relie le gland à la branche. Il réclame de la lumière et des sols bien alimentés en eau l’été. Il aime aussi conquérir de nouvelles terres même si elles ne lui conviennent pas. On veillera donc pour sa bonne santé à le maintenir seulement là où les conditions lui sont favorables.

Le chêne sessile, au gland directement inséré sur la branche, est moins exigeant. Il parvient à se développer en conditions plus diffi ciles. On le préfèrera donc sur la plupart de nos sols, particulièrement si le climat devient plus rude (sécheresse).

Les résineux couvrent ¼ de la surface. Il s’agit essentiellement des pins sylvestre, maritime, laricio. On les trouve parfois en mélange avec des chênes ou des châtaigniers.

Les peupliers occupent une surface limitée (près de 25 000 ha) surtout dans les vallées. Ils jouent un rôle économique important.




7. Une forêt aux peuplements variés

Source : inventaire forestier national

Le taillis simple
Les arbres sont coupés tous les 25 à 35 ans sur l’ensemble de la parcelle. Ils repoussent ensuite à partir des souches (rejets), sans autre intervention jusqu’à la prochaine coupe. Les bois produits sont de petite dimension et de faible valeur : piquets, bois de feu et d’industrie.

La futaie régulière
Les arbres sont de grosseurs et d’âges voisins. Ils sont issus de semis ou plantation. La gestion consiste à donner progressivement de la place aux plus beaux sujets (éclaircies). La dernière coupe récolte l’ensemble du peuplement au bout de 60 à 200 ans selon l’essence et la gestion. Elle est suivie d’une régénération par semis naturel ou plantation. Les produits obtenus sont de qualité (bois d’oeuvre).

Le mélange futaie-taillis
Ce peuplement mêle des arbres de futaie d’âges et dimensions variés et du taillis. Il est souvent issu des anciens taillis sous futaie qui récoltaient tous les 20 à 30 ans la totalité du taillis et les arbres mûrs de la futaie (bois de feu et bois d’oeuvre). Il évolue généralement vers la futaie régulière ou la futaie irrégulière.

La futaie irrégulière
Les arbres sont d’âge et de grosseur variés. Le taillis est régulièrement éclairci dans un but cultural : il fi ltre la lumière parvenant sur les troncs et au sol (maitrise de la végétation concurrente des semis). Les coupes ont plusieurs objectifs simultanés : récolte des arbres mûrs, éclaircie de ceux qui se gênent, dégagement des jeunes bois, suivi de la régénération.




8. Une forêt orientée vers la gestion durable

Depuis l’Edit de Brunoy (1347) la réglementation française encadre les coupes de bois pour assurer l’avenir des forêts. Le propriétaire dispose alors de différents documents pour gérer durablement sa forêt :

  • le Plan Simple de Gestion est obligatoire pour toute forêt de plus de 25 ha, facultatif entre 10 et 25 ha. Etabli par le propriétaire et agréé par le CRPF, il prévoit un programme de coupes et travaux sur 10 à 20 ans.
  • le Code des Bonnes Pratiques Sylvicoles et les Règlements Types de Gestion ont été créés récemment. Ils s’adressent aux propriétaires de moins de 25 ha. Ils prévoient un programme de coupe et travaux par type de peuplement, auquel le propriétaire adhère.

60 % de la forêt privée régionale est gérée suivant un document de gestion validé, soit 435 000 ha.
La région Centre se caractérise par un très grand nombre de Plans Simples de Gestion (1e région en nombre, 2e en surface).

Source : CRPF 2009, UNISYLVA 2009

Les forêts privées intègrent généralement plusieurs objectifs concomitants :

  • économique : production de bois
  • écologique : gestion en faveur de la biodiversité, préservation des milieux écologiquement riches…
  • social : emploi, protection de l’air et de l’eau, paysage, chasse (c’est une activité importante dans la région ; elle doit chercher à maintenir l’équilibre entre le gibier et son milieu et assurer le renouvellement des forêts)…

Cette gestion multifonctionnelle s’inscrit dans le développement durable pour garantir aux générations futures une forêt au moins aussi belle, riche et productive qu’aujourd’hui.




9. Une forêt productrice de bois de qualité

La région Centre représente :

  • 1,7 millions de m3 de bois par an, soit 5 % du volume total exploité en France.
  • la 1e région productrice de chêne de qualité supérieure (placages, tonnellerie…),
  • la 2e productrice de chêne (toutes qualités),
  • la 4e productrice de pin,
  • la 4e productrice de peuplier : cette essence fournit 1/5 du bois d’oeuvre de la région.

Le bois d’oeuvre représente un peu plus de la moitié des volumes exploités en région. Il est destiné aux utilisations nobles (tonnellerie, menuiserie, parquet, construction…).

Le bois d’industrie (46 % du volume exploité) est généralement réduit en copeaux pour la fabrique de panneaux de particules, de papier…

Le bois de chauffage est estimé à 1,2 millions de m3/an. Cette énergie se développe, notamment sous forme de copeaux (plaquettes).

Source : Enquête DRIAAF Centre 2005

La forêt privée coupe moins de bois qu’elle n’en produit :

70 % du volume de bois sur pied de la région se situe en forêt privée. Celle-ci ne coupe que 60 % de l’accroissement annuel. Elle peut donc augmenter ses récoltes sans risque pour l’avenir.




10. Une forêt certifiée pour sa gestion durable

La certification de la gestion durable des forêts garantit au consommateur que le bois qu’il achète provient de forêts gérées durablement. Plusieurs systèmes existent dans le monde ; la France s’est orientée en majorité vers le PEFC (Programme de reconnaissance des forêts certifi ées), leader mondial.

22 % de la forêt privée régionale est certifiée PEFC pour la gestion forestière durable (2e rang national).

Le propriétaire s’engage volontairement dans cette démarche. Ses interventions doivent alors intégrer toutes les fonctions de la forêt, la renouveler et la faire vivre. Cet engagement est soumis à contrôle.

32 % des bois récoltés en région Centre sont certifiés PEFC (Source DRIAAF Centre).

Après la forêt c’est toute la chaîne d’exploitation et de transformation des bois qui doit être certifi ée pour pouvoir apposer le label sur les produits.

On trouve la marque PEFC sur tout type de produit bois : meubles, parquet, jouets, papier, magazines…

En achetant des produits PEFC, le consommateur contribue à la gestion durable des forêts et à leur prospérité.

Sur la photo : salon de jardin en hêtre certifié PEFC.




11. Une forêt riche en biodiversité

Par la diversité de ses milieux, de ses peuplements et de ses propriétaires la forêt privée offre une grande diversité biologique.

La région se situe au carrefour de trois zones géographiques qui lui confèrent une richesse particulière. Cette diversité est favorisée par la gestion patrimoniale que mènent les propriétaires privés.

Le réseau européen Natura 2000 recense dans les forêts privées de la région Centre :

  • 5 habitats forestiers et plusieurs habitats d’espèces (chauves-souris, insectes) répartis sur 41 sites (258 000 ha boisés),
  • 18 Zones de Protection Spéciale pour les oiseaux (88 000 ha).

La Sologne constitue le plus grand site français de ce réseau (346 000 ha).





12. Une forêt qui lutte contre l’effet de serre

L’arbre stocke du CO2 grâce à la photosynthèse (plus qu’il n’en rejette par respiration). Ce CO2 reste séquestré dans le bois après abattage, sous forme de meubles… L’utilisation de bois permet donc de lutter contre l’effet de serre.

1 m3 de bois utilisé = 1 tonne de CO2 séquestré

Quand les forêts sont gérées durablement, elles sont renouvelées donc elles réamorcent ce stockage ; c’est ce qu’on appelle «la pompe à carbone». Donc utiliser du bois, c’est bon pour la planète.

Les constructions en bois luttent contre l'effet de serre : stockage de CO2, isolation performante...





13. Combattre les idées fausses

La surface de la forêt diminue

En région Centre, elle augmente de 2 500 ha/an depuis 30 ans.

La forêt appartient à tout le monde

86 % de la forêt de la région appartiennent à des propriétaires privés.

Il y a plus de résineux en région Centre

Les ¾ de la forêt privée sont feuillus.

Acheter du bois c’est détruire les forêts

En utilisant du bois certifié on participe à l’entretien des forêts car on favorise leur gestion durable, c’est-à-dire une production qui intègre notamment biodiversité et agrément.

En plus, le bois stocke du CO2 lors de la photosynthèse. Donc utiliser du bois participe à la lutte contre l’effet de serre.

1 m3 de bois utilisé = 1 tonne de CO2 séquestré




14. Contacts

Centre Régional de la Propriété Forestière d’Ile-de-France et du Centre
02 38 53 07 91 - ifc@crpf.fr - www.crpf.fr/ifc

Syndicats des Forestiers Privés
Cher : 02 48 70 45 60 - Eure-et-Loir : 02 37 24 46 87
Indre : 02 54 61 61 61 - Indre-et-Loire : 02 47 38 53 73
Loir-et-Cher : 02 54 55 80 00 - Loiret : 02 38 62 45 13
www.foretpriveefrancaise.com

Arbocentre
(Association Interprofessionnelle de la filière bois en région Centre)
02 38 41 80 00 - arbocentre@orleans.inra.fr - www.arbocentre.asso.fr

PEFC-Ouest
(Programme de reconnaissance des forêts certifiées)
02 40 40 26 38 - pefc-ouest@crpf.fr - www.pefc-france.org




Webmestre